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Ingénieur du son

Ingénieur du son

« En 2001, j’ai effectué une formation professionnelle de technicien du son. À l’origine, mon désir était uniquement de pouvoir et savoir m’enregistrer avec une bonne qualité pour mes projets personnels. Or, il se trouve que vers la fin de mes études, j’ai fait mon stage dans un studio d’enregistrement appelé « Baleine Blue » à Paris, près de la gare du nord, où j’ai fait des prises de son, de la production et du mastering.

Suite à ce stage et à la fin de mes études, le patron du studio m’a proposé de travailler avec eux en tant qu’ingénieur du son mais aussi en tant que formateur aux techniques du son. J’ai travaillé pour eux environ six mois.

J’avais déjà travaillé en tant que technicien son par le passé et j’avais commencé à travailler à Disneyland Paris en tant que technicien plateau intermittent à la fin de l’année 2000. Mais suite à ma formation, j’ai basculé du plateau au son en 2002.

Le résultat a été une collaboration de 20 avec eux. Travaillant entre 400 et 900 heures par an, cette expérience reste la plus importante dans ma carrière en tant que technicien du son.

C’est ici que j’ai consolidé mes connaissances techniques , que j’ai appris vraiment le métier, que j’ai pu participer à des évènements de taille internationale, que j’ai eu la responsabilité de la régie son pour des spectacles allant jusqu’à 50 000 personnes, la chance de faire l’accueil technique d’artistes de tout horizon, sonoriser en direct toute sorte de groupes et orchestres, planifier et installer des régies et systèmes son du plus petit au plus grand et de me former et exploiter les derniers systèmes et matériel technique haut de gamme.

La technique est un sujet qui me passionne. Chez Disneyland, j’ai eu aussi la chance de côtoyer de très près les autres métiers du spectacle : plateau, lumière, vidéo, pyrotechnie, costuming…

J’ai aussi pu assister à l’organisation et conception d’évènements ou de spectacles de toutes tailles et mesurer l’importance du travail en équipe. Car si un seul maillon de la chaîne est défaillant, à n’importe quel niveau, cela peut sévèrement compromettre le résultat final. J’ai dû aussi apprendre à travailler sous pression et à prendre des décisions importantes très rapidement.

En somme, cela a été très formateur. Et ces apprentissages ont impacté et impactent toujours ma façon d’être, mes actes et ma façon d’entreprendre mes projets. Même la manière dont je m’implique dans mon conservatoire. Par exemple, si nous préparons un spectacle de danse, je peux prévoir avec beaucoup plus de recul les éléments techniques et artistiques dont nous aurions besoin. De même que je serais plus à même de proposer des solutions techniques ou l’usage de technologies parallèles pour enrichir nos représentations et l’expérience de nos élèves. Par exemple, j’ai pu mettre en place l’utilisation de caméras sans fil embarquées sur les danseurs avec projection en temps réel sur grand écran, sur scène, des images émises en live, ou encore l’installation de capteurs du mouvement et contrôleurs du son sans fil sur les élèves pour qu’ils puissent créer eux-mêmes l’univers sonore et musicale dans lequel ils évoluaient.

La technique enrichit et nourri donc mon identité artistique depuis longtemps. »